Sophie Geider


sophie geider artiste

Pays : France
Ville : Marseille
Née en : 1968
Supports et techniques : Peintures, dessins, collages (sur toiles et papiers)

Le travail de Sophie Geider nous donne à voir une peinture qui explore la douceur, riche en couleurs et textures, au travers d’un monde onirique qui invite au voyage. De son enfance polynésienne, elle en a gardé toute la richesse et la sensorialité picturale. Sophie expérimente les juxtapositions, les superpositions, en utilisant l’acrylique, les tissus, les papiers et feuilles d’or, ainsi que des tons vibrants. Elle peint dans la matière comme l’on fait des broderies. Les personnages y sont captés dans leurs mouvements, ou leurs attentes, comme suspendus dans l’instant. Quelquefois ils se touchent, se font écho, s’enroulent. Interrogeant le hors-cadre, l’entre-deux, Sophie ne nous donne pas tout à voir nous laissant imaginer l’histoire qui nous anime intimement. Amoureuse de la littérature et de la poésie, elle mêle également l’écriture et le dessin à la peinture.
En parallèle de son travail artistique, et étant art-thérapeute, Sophie monte des projets de missions humanitaires d’art thérapie en collaboration avec différentes ONGs à travers le monde (Mission Enfance, Caméléon, Enfants d’Asie), aventures toujours d’une grande richesse humaine et artistique. 

PARCOURS & EXPOSITIONS

    • 2017-2018 : Maison Montgrand / Galerie du passage de l’Art / Hôtel Edmond Rostand, Marseille
    • 2016 : SM'ART, Aix-en-Provence
    • 2015 : showroom FM BOIS, Aubagne
    • 2013 : exposition Hôtel Sofitel, Marseille
    • 2013 : diplôme professionnel d’Art Thérapeute / Montage de projets de missions humanitaires d’art thérapie (Association Un Rêve au Sud)
    • 2011 : exposition Domaine de Château Roubine, Lorgues
    • 2008 : Galerie Anikado, Saint-Rémy de Provence
    • 2007 à 2009 : participation à « Vœux d'artistes », Marseille
    • 2005-2011 : création du collectif de femmes artistes « Les Filles de Marseille »

Rencontre avec Sophie Geider

Comment êtes-vous devenue artiste ?
Par nécessité. Cela s‘impose très tôt, comme le besoin d’écrire. L’expression, la quête de soi prend divers chemins, on explore, on goûte à la vie comme à l’art, c’est une évidence où tout se fait dans une même recherche. Cela se construit avec les découvertes et les rencontres.
« Ce que je fais m’apprend ce que je cherche ». Pierre Soulages

Comment définiriez-vous votre univers ?
C’est un univers de sensations qui affleurent à la surface la toile. Elle est le support de projection des frémissements, des rêves, des désirs. Elle se fait passerelle des émotions vécues ou à venir, au travers des tons et des reliefs, des courbes et des attentes suggérées.
« Je crois que c’est ça, un artiste. Je crois que c’est quelqu’un qui a son corps ici et son âme là-bas, et qui cherche à remplir l’espace entre les deux en y jetant de la peinture, de l’encre ou même du silence ». Christian Bobin

Quel artiste (mort ou vivant) aimeriez-vous rencontrer ?
Gauguin bien sûr ! Mais également Bonnard, Maurice Denis et le mouvement des Nabis ; Joaquim Sorolla pour la lumière et la délicatesse qui habite ses toiles. Sensible au côté précieux et sacré de la peinture, Gustav Klimt et Odilon Redon. J’aurais adoré connaître Bram Van Velde, pour qui peindre était un acte d’une pureté infinie, et dont les écrits m’émeuvent profondément. Pour les contemporains, j’admire le travail sur les noirs de Pierre Soulages, et celui sur le souffle de Fabienne Verdier. Je rêverais de les rencontrer et d’échanger sur leurs univers.

Pouvez-vous partager avec nous une anecdote artistique ?
Je pourrais vous parler de cette sensation souvent éprouvée, lorsque, travaillant depuis de longues semaines sur une toile, sachant que je n’en suis toujours pas arrivée « au bout », comme si quelque chose de ce tableau m’échappait encore, un événement faisant sens surgit. Une trouvaille, une couleur, un cadre, quelque chose qui se décale, et soudain, un jour, comme une évidence, comme une porte qui s’ouvre enfin, un déclic, une rencontre avec cette toile. Une faille qui se creuse et m’emmène là où je ne pensais pas aller, mais où je sais que je suis arrivée à ce que j’avais à dire, à donner à voir. Une satisfaction immense d’être au plus juste de ce que j’ai au fond de moi. Un sentiment intime d’accomplissement, difficile à expliquer et à partager, fort et doux à la fois.