Raphaële ANFRÉ


Pays : France
Ville : Paris
Née en : 1990
Supports et techniques : papier, toile, peinture acrylique, marqueurs peinture, linogravure

Raphaële Anfré est styliste et modéliste, et une grande passionnée d’art et d’artisanat. Elle a toujours dessiné, aussi loin qu’elle s’en souvienne. Après des études à l’École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, elle intègre une Maison de prêt-à-porter féminin à Paris. Elle sera alors responsable de la création, du développement et de la production des collections. En 2016, elle quitte ses fonctions et décide de se consacrer pleinement au dessin. Elle s’impose alors une nouvelle manière de dessiner. Elle, qui jusqu’à présent, usait des techniques apprises à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à l'École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, décide de ne plus utiliser ni crayon ni gomme. Elle supprime alors la notion d’erreur en dessin, et fait le choix d’appliquer directement la couleur. En 2018, elle lance sa propre marque de vêtements, qu’elle nomme “Ë.L.E” d’après les trois dernières lettres de son prénom. C’est également un clin d’oeil à “ELLE”, la Féminité qui ne cesse de l’inspirer. Elle crée un prêt-à-porter féminin haut de gamme avec une collection de pièces uniques qu’elle peint à la main. Les œuvres de Raphaële Anfré sont colorées, pleines de courbes, de sensualité, et d’une touche d’humour, elle qui aime jouer avec mots. Raphaële parle souvent de son art comme de l’illustration d’un “Erotisme Pudique”. Ses peintures s’inspirent directement de la figure féminine et sont un hommage à toutes les formes de Féminités.

PARCOURS & EXPOSITIONS

« Mon art illustre ma recherche de la Féminité. Je suis inspirée par ma propre histoire. L’histoire d’une enfant devenue fille, puis femme et qui cherche sa Féminité. Je m’inspire du corps féminin, de mon corps, mais aussi de celui d’autres femmes. J’observe et je retranscris. Souvent en « gros plan », pour mieux voir. Et je simplifie. Presque jusqu’à l’exagération en rendant le tout minimaliste, abstrait. Pour nous perdre, nous faire réfléchir, nous pousser à mieux regarder. Et tout en déshabillant ces corps de femmes, je les habille de couleurs et de matières. Mon art est une recherche de la Féminité. De la Féminité souvent trop peu dévoilée. »

  • 2018 : exposition au BHV, Paris
  • 2018 : collaboration Les Histoires Courtes
  • 2018 : exposition collective de peintures sur céramique – 1230°C Exhibition, Paris
  • 2018 : exposition en ligne – Fount Art, Londres
  • 2018 : exposition en ligne – BetterShared, Londres
  • 2018 : exposition collective – Galerie1809, Marseille
  • 2016 :  après avoir travaillé plusieurs années pour une maison de prêt-à-porter, elle quitte ses fonctions, et se met à dessiner ce qu’elle veut comme elle le veut.
  • 2010 : intègre l’École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne

Rencontre avec Raphaële Anfré

Comment êtes-vous devenue artiste ?
Je pense que j'ai toujours eu un esprit artistique. J’ai eu la chance dès le plus jeune âge d’être confrontée à différents arts. De cette richesse culturelle j’ai tiré un goût prononcé pour la création.
Aujourd’hui, j'ai réalisé, à travers les yeux des autres, que mes œuvres parlaient pour moi et de moi, et qu’elles s’exprimaient parfois mieux que mes mots.

Comment définiriez-vous votre univers ?
Mon univers est coloré, courbé, texturé, érotique, léger, amusant, spontané, abstrait, ludique et coquin. L’univers d’un Érotisme Pudique.

Quel artiste (mort ou vivant) aimeriez-vous rencontrer ?
Jean-Michel Basquiat, pour son histoire, sa vie, son oeuvre, sa jeunesse, son affranchissement. Et puis Cocteau, Matisse, Picasso, Arp, et un tas d’autres génies.

Pouvez-vous partager avec nous une anecdote artistique ?
J’étais adolescente. Je m’étais inscrite pour la première fois aux cours d’été des Beaux-Arts de Paris dans la section dessin et nature morte. Comme j’avais peur de ne pas être au niveau, je m’étais exercée au dessin de fruits et de fleurs. Je suis arrivée le premier jour, tous les élèves se sont installés à leur chevalet, et l’enseignant nous a dit que le modèle avait un peu de retard. Je n’ai pas bien compris en quoi une coupe de fruits pouvait avoir du retard, mais nous étions à Paris, tout était possible. La porte s’est ouverte, une femme est entrée, et elle a traversé la salle. J’ai pensé que c’était une enseignante, elle avait un look d’artiste. Quelques minutes plus tard, elle est revenue, s’est installée au centre de la pièce, et a fait tomber son peignoir blanc. J’ai alors compris que c’était elle ma coupe de fruits…

EN VIDÉO

LE TRAVAIL DE L'ARTISTE

Raphaële Anfré lors de la réalisation d'une des ses œuvres