Paul Jacob-Hians


Pays : France
Ville : Paris
Né en : 1884
Mort en : 1967
Supports et techniques : Huile sur bois, encre sur papier, gravure sur bois, gravure sur cuivre, gouache, aquarelle, sérigraphies, lithographies, reproduction numérique

Entre 1905 et 1940, Paul Jacob-Hians vit et travaille à Paris dans le quartier Montparnasse, au cœur de l’avant-garde artistique du début du 20ème siècle. Il y côtoie les plus grandes figures de l’art moderne et participe à des expositions collectives au côté de Picasso, Modigliani, Delaunay, Foujita, Diego Rivera…
En 1923, il découvre les paysages de Saint-Tropez, où il passera plusieurs mois chaque année pour y peindre et retrouver les quelques peintres qui découvrent « la lumière du sud ».
Aujourd’hui, c’est son arrière-petite-fille, Carmilla Demachy, qui a entrepris de faire revivre son œuvre à travers des expositions et des éditions de dessins et gravures.

PARCOURS & EXPOSITIONS

  • 2015-2019 : 3 expositions rétrospectives à La Garde-Freinet, Mortagne-au-Perche, La Ciotat
  • 1905 à 1961 : plusieurs expositions par an, collectives ou personnelles dans plusieurs grandes galeries parisiennes, participations régulières aux Salon des Indépendants, Salon d’Automne, Salon des Tuileries
  • 1905 à 1952 : réalisation de gravures d’illustrations sur bois pour une quarantaine de romans et pièces de théâtre
  • 1931 : participation et création d’une série de bois gravés pour l’Exposition Coloniale, Paris
  • 1928 : peint un des piliers de la brasserie « la Coupole » à Montparnasse, Paris
  • 1920-1952 : acquisition d’œuvres par l’Etat Français (Musée National d’Art Moderne, Musée du Luxembourg, ville de Paris, Musée de l’Annonciade à Saint-Tropez, BNF…)
  • 1917 à 1919 : voyage de 2 ans aux USA avec une troupe de théâtre d’avant-garde pour les décors et costumes, expose à New York

Rencontre avec Carmilla Demachy

Comment en êtes-vous arrivée à vous occuper des œuvres de cet arrière-grand-père ?
A la fin de sa vie, mon arrière-grand-père a pu s’acheter une maison dans le village de La Garde-Freinet, près de Saint-Tropez. Cette maison est toujours notre maison de famille et c’est dans son ancien atelier, devenu le grenier « fourre-tout », que j’ai découvert des dizaines de tableaux et des cartons à dessins remplis de gravures, dessins, croquis, aquarelles… tout juste diplômée en encadrement, j’ai entrepris de répertorier, photographier, encadrer et exposer ses œuvres.

Comment définiriez-vous son univers ?
Il ressort de son œuvre, une quiétude, le bonheur simple d’une promenade en forêt, d’une journée à la plage ou sur les bords de Seine, d’un dimanche matin à flâner sur les quais… Mais aussi l’univers des gens simples : les marins, les ouvriers, les poissonnières et les lavandières, les bals du 14 juillet. Il s’est essayé à plusieurs styles durant sa carrière, sans pour autant, adhérer totalement à un mouvement pictural, comme le cubisme ou le fauvisme. Il est, à mon avis, avant tout un dessinateur et un graveur avec un grand sens du graphisme.

Quel artiste admirait-il ?
Je sais qu’il aimait beaucoup les dessins de Brughel et qu’il admirait particulièrement Matisse mais aussi Delacroix, Cézanne et comptait parmi ses amis intimes Signac, Manguin, Marquet, Lebasque, Diego Rivera…

Pouvez-vous partager avec nous une anecdote artistique ?
J’ai découvert, dans un tiroir, une pile de lettres écrites par son meilleur ami (témoin de son mariage) dessinateur et caricaturiste au journal « Le Canard Enchainé ». Il lui racontait les potins et évènements survenus à Paris et dans leur cercle d’amis pendant que Paul et sa femme étaient dans le midi. C’était si drôle et si « intemporel » que, mis à part quelques mots d’argot de l’époque, on aurait pu croire ça s’était passé la semaine dernière…