Emeline Blanquet


Pays : France
Ville : Marseille
Née en : 1997
Supports et techniques : Photographie analogique

« La curiosité d’Emeline est insatiable. S’il n’y avait ce problème de temps, ces journées limitées à 24 heures et ces semaines limitées à 7 jours elle aurait probablement poussé plus loin son exploration vers les chambres photographiques et les procédés anciens comme le collodion et le cyanotype (laissons-lui 6 mois …).
Est-ce qu’Emeline se laisserait enfermer dans un style esthétique reconnaissable au premier coup d’œil ? Est-ce qu’elle cherche ou est-ce qu’elle se promène ? » – Olivier Étienne, photographe

PARCOURS & EXPOSITIONS

    • 2019 : transformation de sa salle de bain en chambre noire – premiers tirages noir et blanc
    • 2019 : développe son premier film super 8
    • 2018 : inscription dans une association de cinéma expérimental – commence à filmer en super 8
    • 2018 : apprentissage du tirage noir et blanc / du développement noir et blanc / du développement couleur
    • 2017 : on lui offre son premier appareil polaroid
    • 2017 : premiers portraits
    • 2016 : achat d’un premier appareil photo reflex, numérique (qu’elle abandonne rapidement)
    • 1998 : « Elle adore les photos. Quand elle voit un appareil sur un meuble, elle me le montre. » – sa Maman

Rencontre avec Emeline Blanquet

Comment êtes-vous devenue artiste ?
Par hasard, par erreur ou par chance. J’avais cet appareil numérique qui traînait sur mon étagère jusqu’au jour où j’ai fait des portraits d’une amie. J’ai aimé. J’ai abandonné le numérique mais je n’ai jamais arrêté de photographier.

Comment définiriez-vous votre univers ?
Il est énormément de choses je pense. Comme moi, complexe et paradoxal. Je dirais expérimental pour commencer, parce que je pars dans tous les sens, je teste plein de choses. J’ai du mal à avoir de la consistance techniquement. Il y a tellement de possibilités aussi… Pour ce qui est des sujets par contre, c’est une autre histoire. J’aime le corps, l’intime. L’authenticité, le vrai, la franchise, l’imperfection, ce qui vient des tripes. Mais j’aime aussi mentir, mettre en scène. J’aime me dévoiler autant que j’aime maquiller.

Quel artiste (mort ou vivant) aimeriez-vous rencontrer ?
Sans hésiter John Dugdale, pour sa vision du corps franche et pourtant que je trouve remplie de douceur. Aussi parce que j’adore les cyanotypes !

Pouvez-vous partager avec nous une anecdote artistique ?
Le jour où j’ai développé ma première pellicule, chez moi, dans mon petit appartement de 18m², j’ai eu l’impression de faire un énorme pas en avant. J’ai pleuré.