Clémence Renault


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Pays : France
Ville : Marseille
Née en : 1978
Supports et techniques : Illustrations digitales

Je vis à Marseille depuis 13 ans ! Mais je suis originaire de Nantes… Et quand j'ai le mal du pays, c'est plutôt vers Noirmoutier que mes pensées me mènent – ses parfums de mimosa, d'eau salée, de figuiers et de champs de pomme de terre.
J'ai été 10 ans travailleur social, mais la pratique du piano et le dessin avaient déjà une place importante dans ma vie…
Jusqu'à inverser un peu les priorités.
En 2012 j'ai repris une formation initiale de graphisme et d'illustration à Marseille (Axe Sud – Ecole de Condé). Cela m'a tellement plu que pendant plusieurs mois, je me suis levée tous les matins en me disant « aujourd'hui je ne vais encore faire que des choses qui me plaisent ».

PARCOURS & EXPOSITIONS

  • 2019 : « Grande Exposition de Noël », Galerie1809, Marseille
  • 2017 : exposition « Beaucoup d’Atlantique un peu de Méditerranée », Les Danaïdes, Marseille
  • 2017 : exposition « Beaucoup d’Atlantique un peu de Méditerranée », La cuisine de Laure, Noirmoutier en l’île
  • 2016 : exposition collective Les Salorges, Noirmoutier en l’île
  • 2012-2016 : Master direction artistique et design graphique à Axe Sud Marseille – Ecole de Condé

Rencontre avec Clémence Renault

Comment êtes-vous devenue artiste ?
Si l'on est « artiste » à partir du moment où la pratique d'un medium artistique devient essentielle : à l'adolescence, par le piano. Mais plus récemment, en 2012, j'ai observé un proche réaliser sa première exposition. J'ai été très touchée d'observer, par sa peinture, son univers et tout ce qu'il donnait à voir. Je trouve que c'est à la fois de l'ordre de l'intime et du partage. J'ai trouvé que c'était quelque chose d' « important ». En en parlant avec mon entourage, j'ai compris que cela plaisait à tout le monde, alors que moi, cela m'enthousiasmait carrément énormément. Cela a motivé ma pratique du dessin sous diverses formes (traditionnelles et digitales) et m'a donné envie de travailler sur des œuvres liées par une énergie et une technique communes, afin de pouvoir présenter à mon tour ce que je crée.

Comment définiriez-vous votre univers ?
J'aime donner à voir ce que je trouve beau dans une attitude une ambiance, un lieu.
J'ai une approche assez minimaliste et souvent peu détaillée, mais paradoxalement assez nette lorsque mes travaux sont des peintures digitales. Je cherche à donner l'évocation la plus directe possible de ce qui me touche en choisissant de montrer certains aspects de ce que je vois. Mes derniers tableaux ont – presque tous – le bord de mer en commun. Ce sont des univers de vacances, en été, ou de « vacances » que l'on s'accorde parfois entre deux semaines ou au milieu d'une journée (un moment de lecture, un café sur une plage…).

Quel artiste (mort ou vivant) aimeriez-vous rencontrer ?
D'abord, il y en a que je suis heureuse d'avoir déjà rencontrés : il y avait toujours une odeur de térébenthine chez ma grand-mère maternelle -peinture à l'huile-, et mon grand père paternel était aquarelliste. Je citerai ensuite Antoine Renault et Stéphanie Joëssel, deux très proches (mon frère et une de mes sœurs) dont j'adore découvrir les nouveaux travaux. Ensuite j'aimerais bien être invitée dans quelques ateliers, ou observer des sessions de travail des artistes suivants :
– Jean-Adrien Mercier (ses aquarelles ont charmé mon enfance )
– Joaquim Sorolla, Carl Larsson, René Seyssaud, Garibaldi.
– Marcelino Truong et Nathalie Novi, des illustrateurs. Claire Brétécher et Joan Sfar qui racontent beaucoup de choses avec leurs dessins.
– J'adore aussi les illustrations très légèrement animées de Rebecca Mock
– Les photographes Edouard Boubat, Raghu Rai, Aglaé Bory, Kate Parker, Christophe Jacrot
Je pourrais continuer avec des écrivains dont les évocations sont nourrissantes pour moi… Camus dans « Noces » par exemple, ou Tabucchi dans « Nocturne Indien ».

Pouvez-vous partager avec nous une anecdote artistique ?
Une femme m'a appelée un jour pour me dire qu'elle pensait avoir reconnu son petit-fils sur l'un de mes tableaux (elle en avait trouvé une reproduction en carte postale, format 10x15cm). Le tableau, « Premier Cours », représente des enfants gréant des optimistes sur une plage à marée basse. Je m'étais inspirée d'une photo que j'avais prise moi même pour réaliser ce tableau. Après discussion, l'enfant dont elle me parlait avait bien pris des cours d'optimiste, mais deux ans avant que je prenne la photo qui m'avait inspirée, et dans un club de voile où je n'avais pas mis les pieds. J'ai bien aimé cet appel qui était à la fois drôle et gratifiant. J'ai trouvé touchant que cette personne « voie » son petit-fils sur ce format très petit, alors même que je n'avais utilisé que 3 ou 4 masses colorées pour représenter ce garçon. La scène l'avait sans doute ramenée dans le souvenir d'une ambiance forte, telle que celle qui m'avait touchée.